La Messa di Gloria de Puccini

La Messa di Gloria de Giacomo Puccini



Giacomo Puccini naît en 1858 à Lucques dans une famille de musiciens ayant exercé la fonction de maître de chapelle du XVIII° au XIX°. Suivant la tradition familiale, il étudie la musique à l’Institut Musical, fait ses débuts à la tribune de Duomo San Martino de Lucca à 10 ans comme soprano, et obtient un prix d’organiste à 16 ans. Il se prépare alors, comme l’avait fait son père, à reprendre la charge familiale et compose des œuvres religieuses : des hymnes, un motet, un credo. Lorsqu’il a 17 ans, il assiste à une représentation d’Aïda à Pise (1876) qui enflamme son imagination. Il veut alors suivre la voie ouverte par Verdi et se met à composer, pour son examen final, une messe à 4 voix et orchestre (c’est le titre original). C’est sa première œuvre de grande envergure, dans laquelle le jeune compositeur déploie tout son talent en ouvrant des perspectives modernes et originales. Elle est donnée en première audition à Lucques en 1880, et la presse locale se fait l’écho du talent reconnu du jeune Puccini.

Cette œuvre, qui a tous les accents d’un opéra et semble d’une inspiration profane, permet au compositeur de décrire l’exaltation des sentiments et des passions au travers des parties classiques d’une messe : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei

C’est sans doute pour cette raison qu’il ne tentera jamais de la faire éditer. Le manuscrit, retrouvé à la fin de la seconde guerre mondiale par le Père Dante del Fiorentino à Lucques, ne fut publié qu’en 1951 sous le titre de Messa di Gloria, donné en raison de l’importance qu’y prend le Gloria, vaste mouvement en 9 parties qui occupes près de la moitié de l’œuvre.

Par la suite, Puccini compose des opéras qui lui assurent une renommée mondiale : Manon Lescaut (dans lequel il reprend le thème de l’Agnus Dei de la messe) est joué en 1893, puis viennent La Bohème en 1896, La Tosca, Madame Butterfly

Giacomo Puccini meurt à Bruxelles en 1924



A propos de l’œuvre

Elle est conçue pour un vaste effectif, solistes basse, baryton et tenor, ainsi qu’un orchestre de 35 musiciens et chœur mixte. Elle a été écrite à l’occasion de l’examen de fin de cycle par le jeune élève compositeur.

Le Kyrie, lyrique et très expressif, est introduit par les cordes avec deux thèmes repris par le chœur : Kyrie eleison , tendre et lumineux, et Christe eleison, plus martelé.

Le Gloria est très vaste (9 parties). Le jeune élève Puccini a voulu y faire preuve de tout son savoir-faire et il s’essaie à tous les genres avec passion et réussite. Il contient un solo de tenor : Gratias agimus tibi d’une ampleur extraordinaire.

Le Credo est également très développé et comporte le passage dramatique du Cruxifixus contenant des appoggiatures comme on en verra plus tard dans les opéras.

Le Sanctus et Benedictus est beaucoup plus réduit, mais il contient le magnifique solo de baryton sur Benedictus.

L’Agnus Dei, quant à lui, est encore plus bref et laisse une impression d’inachevé, comme si Puccini n’avait pas eu le temps, pressé par son examen, de le développer comme il aurait pu le faire. C’est fort dommage car cette section l’emporte sur toutes les autres par son raffinement et son originalité.



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origine :http://divertimento.w.free.fr/album/oeuvres/puccini.html